La Roumanie et l’outsourcing

4 mai 2008

Le fait que Progonline soit une plateforme de travail à distance et qui travaille de façon régulière avec des prestataires et clients venus de divers pays francophones, il nous est primordial d’aller à la rencontre de ces communautés et de savoir un peu ce qui se passe chez elles. Nous souhaitons découvrir la Roumanie et savoir si elle est une destination privilégiée d’outsourcing confirmée ou si elle est en train de le devenir vu le nombre croissant de prestataires Roumains qui travaillent avec Progonline. Pour nous éclairer, nous avons fait appel à un de nos prestataires réguliers Roumain Adrian Balasko qui dirige une société de développeurs et de programmeurs web en Roumanie.

Valérie: Pourriez-vous nous parler de la Roumanie en quelques mots?

Adrian Balasko: La Roumanie est un pays membre de l’Union européenne, situé au sud-est de l’Europe et forte d’une population d’environ 23 millions d’habitants. Les Roumains décrivent souvent leur pays comme une « île de latinité dans un océan slave ». La Roumanie est un pays en rapide et perpétuelle évolution où les changements sont visibles de jour en jour, une terre d’accueil pour les visiteurs et les investisseurs.

Valérie: Quel est l’état de l’infrastructure de communication en Roumanie (téléphone, Internet, Adsl etc) ?

Adrian Balasko: Si on prend en considération le rythme de croissance, mais aussi les investissements préconisés pour la future année, probablement en 2008 le marché des communications devrait atteindre un niveau de 6 milliards euros. En ce qui concerne la téléphonie mobile en 2008 le taux de pénétration sera de 100%, en tenant compte de l’évolution précédente (de 80,7% en décembre 2006 à 90,5% en juin 2007). Aussi il est important de mentionner que la hausse du nombre d’utilisateurs d’Internet en Roumanie est de l’ordre d’un million par année.

Valérie: Quel est l’état de la formation supérieure et professionnelle dans le pays?

Adrian Balasko: En ce qui concerne la formation supérieure et professionnelle dans le pays, nous sommes sur le bon chemin. La formation permet aux futurs diplômés d’acquérir à la fois des compétences pratiques et des connaissances théoriques approfondies, et de se préparer à exercer des fonctions diverses. Les instituts d’enseignement transmettent aux diplômés les compétences leur permettant d’accomplir de manière autonome des missions de spécialistes et de responsables dans leur domaine de spécialisation. Chaque année environ mille jeunes diplômés quittent les établissements supérieurs avec leurs diplômes en poche. Par ailleurs il faut rappeler que la Roumanie est en 2éme position du classement des pays qui concentrent le plus grand nombre de professionnels en informatique. La Roumanie a été lauréate de plusieurs prix notamment le “Computer Society International Design Competition”, prestigieux concours dans la conception et l’implémentation de solutions complexes. Elle a gagné également le “World Innovations Research and New Technology EUREKA Show” ainsi que le premier prix à “l’Olympiade Internationale d’Informatique”.

Valérie: Pensez-vous que la Roumanie regorge de développeurs compétents susceptibles de rivaliser avec les autres du monde entier? Pourquoi ?

Adrian Balasko: Les diplômés Roumains ont les aptitudes et les connaissances professionnelles requises pour assumer une fonction de cadre ou exercer une activité professionnelle pour laquelle les exigences sont notablement plus élevées que celles de l’apprentissage.
En ce qui concerne les développeurs, ils sont susceptibles de rivaliser certainement avec les autres du monde entier. Nous avons des experts de langages informatiques, qui font preuve de grandes qualités relationnelles, rapidité d’exécution et facilité à s’adapter à de nouveaux langages.

Valérie: Quel est l’état de l’outsourcing offshore en Roumanie?

Adrian Balasko: En 2007, la France était le 4e fournisseur et le 3e client de la Roumanie. Elle est le 3e investisseur étranger du pays. La Chambre Française de Commerce et d’Industrie en Roumanie (CCIFER) a crée un département « appui aux entreprises » et a développé un ensemble de services sur mesure afin d’accompagner les entreprises dans leur stratégie de développement en Roumanie : étude de marché, recherche et mise en relation avec des prospects ou partenaires potentiels. La CCIFER regroupe actuellement plus de 250 sociétés adhérentes, dont 70% sont de petites et moyennes entreprises. En même temps, la CCIFER rassemble les grands noms des investissements français en Roumanie tels que Dacia Renault, Orange, Alcatel, BRD-Groupe Société Générale, Veolia, Michelin, Lafarge, etc.

Le secteur “software et services annexes” a connu en Roumanie une accélération de son développement. Selon une dernière étude de l’Institut Roumain des Techniques de Calcul, le chiffre d’affaire de ce secteur a été de 230 millions USD en l’an 2000 (une croissance de 43% par rapport à 1999), pour une production vendue de 163 millions USD (+48%) et une valeur ajoutée de 79 millions USD (+72%). La part de la valeur ajoutée a été de 34% du chiffre d’affaire.

A ce rythme, pour l’année 2008 on parle de 8 milliards de dollars de chiffre d’affaire dans le secteur roumain des nouvelles technologies.

Le nombre de sociétés qui travaillent dans ce secteur a augmenté de 18%, le nombre des informaticiens/ingénieurs y travaillant passant de 9990 à 13090 en un an (31% de croissance). Source http://www.bwm-mediasoft.com/articol.php?ID=21

Valérie: Existe-t-il une volonté manifeste de la part des autorités politiques de développer la prestation de services à distance dans le pays?

Adrian Balasko: On pourrait parler des priorités gouvernementales du secteur, ainsi que les facilités et les avantages

prévus pour les investisseurs dans ce domaine, qui contribuent au développement de la ”société d’information en Roumanie. En dehors du soutien accordé par le gouvernement à ce secteur, il faut prendre en compte le potentiel du

marché roumain, le bon niveau niveau de l’infrastructure de communication et la disponibilité d’ingénieurs hautement qualifiés du pays. On peut remarquer également l’introduction de l’informatique par les autorités dans les programmes scolaires même dans les institutions d’enseignements non spécialisées. Cela assure les besoins en spécialistes dans ce secteur des hautes technologies. Le marché roumain de l’outsourcing ne rencontre pratiquement aucune difficulté de point de vue législatif. Le gouvernement a sorti un paquet de lois très utiles qui permettent d’assurer la croissance du marché: la réduction de l’impôt sur le profit des sociétés avec une activité fortement dirigée vers l’exportation, l’exonération d’impôt sur le revenu pour les informaticiens/ingénieurs, etc.

Pour en savoir plus sur Adrian BALASKO : www.zit.ro

Valérie Apaloo
Chargée marketing et communication

Un commentaire pour “La Roumanie et l’outsourcing”

  1. MADAWEB dit :

    Bonne route sur Progonline.

Laisser un commentaire