Client de la semaine : Patrick Périssé (France)

16 November 2007

Cette semaine nous faisons connaissance avec Patrick Périssé, alias ‘notebleue’ (voir sa fiche) client de la semaine chez Progonline. Il a confié plus de 15 projets à des prestataires par l’intermédiaire de Progonline, ayant eu l’occasion de travailler avec des prestataires francophones de nombreuses nationalités. Nous l’avons interviewé sur son expérience professionnelle, ainsi que sur son avis de l’outsourcing offshore et du développement du travail à distance.

Progonline : Pourriez-vous présenter votre activité, et celle de votre société ?

Patrick Périssé : Je suis le directeur de Note Bleue. J’ai également été président 2001/2002 de la Fédération Multimédia Sud-Ouest

La société NOTE BLEUE a été créée en 1993. Elle est issue de la communication et de l’audiovisuel, et résolument tournée vers les NTIC depuis 1996, NOTE BLEUE s’est forgé une expertise et une réputation dans la conception et la mise en ligne de solutions en ligne destinées aux entreprises, grands comptes ou institutions, du site corporate au e-commerce.

NOTE BLEUE réalise également des missions de conseil, d’audit et d’accompagnement pour le compte d’un certain nombre d’institutions et Collectivités Locales en Île de France, en Midi Pyrénées et dans d’autres régions, INRA, CNRS, Institut de Physique du Globe, CNES, Mairies, École Supérieure de Commerce, CCI, pour ne citer que quelque uns …

2005 : NOTE BLEUE déploie son département E-Marketing en créant la marque ZEMAIL et en développant en R&D une plateforme de routage d’emailing. A ce jour ZEMAIL c’est : une capacité d’envoi de 12 millions de mails par jour / une plateforme de routage de 24 serveurs / un annuaire des entreprises françaises de plus d’un million de fiches détaillées, loué aux annonceurs selon de multiples critères d’extraction.

2007 : NOTE BLEUE aujourd’hui c’est 5 personnes en interne + une dizaine de collaborateurs externalisés, une progression du CA de 230% sur 3 ans et une croissance externe par prise de participations dans d’autres structures multimédias.

Progonline : Que pensez-vous de Progonline ?

Patrick Périssé : Franchement , notre première impression nous incitait à la prudence (je vous parle d’il y a plus d’un an) : un site communautaire de plus, quelle pouvait être sa valeur ajoutée, et donc sa durée de vie ?

Et bien, avec le recul de plus de 15 chantiers menés à bien via PEL, je peux témoigner que se site a su s’étoffer, séduire de plus en plus de prestataires dans des domaines de compétences de plus en plus spécifiques, conquérir de nouveaux clients, et affiner un modèle économique qui atteint à présent sa phase de maturité.

Que conseiller à PEL ?

  • sur le fond, s’ouvrir à l’univers anglo-saxon encore très mal représenté par mi les prestataires. S’il est bien sûr très agréable de pouvoir traiter avec un exécutant de langue française, je suis persuadé que l’essor de PEL ne passera que par des utilisateurs (donneurs d’ordres et prestataires) plus diversifiés et donc forcément communiquant dans la langue de Shakespeare
  • sur la forme, (je vais sûrement me faire fusiller par Gabriel CIAN, le fondateur de PEL) évoluer rapidement vers un design plus moderne et plus en phase avec la thématique de portail de “place de marché”, une ergonomie plus fonctionnelle et rationnelle, un tableau de bord digne d’un “groupware”, etc … mais soyons indulgent, ni Paris ni PEL ne se sont faits en un jour !

Progonline : Que pensez-vous du travail à distance ?

Patrick Périssé : J’évacuerai tout de suite la discussion polémique sur l’emploi de techniciens français ou offshore. La question ne se pose pas en ces termes. NOTE BLEUE salarie des chefs de projets français, et emploie sur ses chantiers aussi bien des collaborateurs français que offshore, tout dépend des compétences, des disponibilités … et en 3e facteur seulement du prix.

Il faut bien prendre en compte que le tarif ne fait pas tout : travailler à distance avec un développeur de Madagascar ou de Roumanie est risqué si le chantier n’est pas très bien cadré, supervisé, et de plus exécuté par un technicien avec qui on a l’habitude de travailler. Dans le cas contraire, on peut très vite perdre beaucoup de temps … et d’argent.

Je ne nierai pas que le contexte commercial des prestations multimédia en France est très concurrentiel, que les donneurs d’ordre sont souvent de doux rêveurs qui n’ont pas de problème pour investir 30 000 euros dans une voiture, mais qui hésitent à dépenser 5000 euros pour leur site e-commerce !

C’est donc dans l’éducation des décideurs et donneurs d’ordre, et le respect de la valeur des prestations, que doit se poursuivre un effort conjugué de pédagogie de la part des acteurs des TIC … et non dans une stérile querelle sur la sous-traitance discount offshore.

Progonline : vous êtes un professionnel de l’informatique. Que pensez-vous de la concurrence internationale dans votre secteur d’activité ?

Patrick Périssé : Il faut être à la fois serein et lucide concernant l’évolution de notre marché. Objectivement les besoins en prestations multimédia ne peuvent que croître dans les années à venir, avec, dans le secteur B2C le e-commerce qui devient progressivement et inéluctablement un choix non négligeable dans l’acte de consommation des ménages. Dans le B2B on ne parle que de “dématérialisation” des procédures, des informations, des relations, … tout devient interactivité, automatisme et virtuel.

Ceci dit, ne surnageront et ne survivront dans la grande mare du multimédia, que les structures qui auront su patiemment, au fil des ans, apporter la preuve de leur compétence, de leur expertise, de leur sérieux, et de leur aptitude à traiter un client multimédia avec autant de considération et de suivi, qu’un ébéniste confiant à son client son dernier chef-d’oeuvre en bois de merisier … La profession doit balayer devant sa porte !

Progonline : Merci beaucoup pour cet entretien, et ce regard (critique mais constructif) sur notre plateforme Internet ! Pour ceux qui veulent en savoir plus : http://www.notebleue.com

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