Archive pour la catégorie 'Outsourcing'

La Roumanie et l’outsourcing

Sunday 4 May 2008

Le fait que Progonline soit une plateforme de travail à distance et qui travaille de façon régulière avec des prestataires et clients venus de divers pays francophones, il nous est primordial d’aller à la rencontre de ces communautés et de savoir un peu ce qui se passe chez elles. Nous souhaitons découvrir la Roumanie et savoir si elle est une destination privilégiée d’outsourcing confirmée ou si elle est en train de le devenir vu le nombre croissant de prestataires Roumains qui travaillent avec Progonline. Pour nous éclairer, nous avons fait appel à un de nos prestataires réguliers Roumain Adrian Balasko qui dirige une société de développeurs et de programmeurs web en Roumanie.

Valérie: Pourriez-vous nous parler de la Roumanie en quelques mots?

Adrian Balasko: La Roumanie est un pays membre de l’Union européenne, situé au sud-est de l’Europe et forte d’une population d’environ 23 millions d’habitants. Les Roumains décrivent souvent leur pays comme une « île de latinité dans un océan slave ». La Roumanie est un pays en rapide et perpétuelle évolution où les changements sont visibles de jour en jour, une terre d’accueil pour les visiteurs et les investisseurs.

Valérie: Quel est l’état de l’infrastructure de communication en Roumanie (téléphone, Internet, Adsl etc) ?

Adrian Balasko: Si on prend en considération le rythme de croissance, mais aussi les investissements préconisés pour la future année, probablement en 2008 le marché des communications devrait atteindre un niveau de 6 milliards euros. En ce qui concerne la téléphonie mobile en 2008 le taux de pénétration sera de 100%, en tenant compte de l’évolution précédente (de 80,7% en décembre 2006 à 90,5% en juin 2007). Aussi il est important de mentionner que la hausse du nombre d’utilisateurs d’Internet en Roumanie est de l’ordre d’un million par année.

Valérie: Quel est l’état de la formation supérieure et professionnelle dans le pays?

Adrian Balasko: En ce qui concerne la formation supérieure et professionnelle dans le pays, nous sommes sur le bon chemin. La formation permet aux futurs diplômés d’acquérir à la fois des compétences pratiques et des connaissances théoriques approfondies, et de se préparer à exercer des fonctions diverses. Les instituts d’enseignement transmettent aux diplômés les compétences leur permettant d’accomplir de manière autonome des missions de spécialistes et de responsables dans leur domaine de spécialisation. Chaque année environ mille jeunes diplômés quittent les établissements supérieurs avec leurs diplômes en poche. Par ailleurs il faut rappeler que la Roumanie est en 2éme position du classement des pays qui concentrent le plus grand nombre de professionnels en informatique. La Roumanie a été lauréate de plusieurs prix notamment le “Computer Society International Design Competition”, prestigieux concours dans la conception et l’implémentation de solutions complexes. Elle a gagné également le “World Innovations Research and New Technology EUREKA Show” ainsi que le premier prix à “l’Olympiade Internationale d’Informatique”.

Valérie: Pensez-vous que la Roumanie regorge de développeurs compétents susceptibles de rivaliser avec les autres du monde entier? Pourquoi ?

Adrian Balasko: Les diplômés Roumains ont les aptitudes et les connaissances professionnelles requises pour assumer une fonction de cadre ou exercer une activité professionnelle pour laquelle les exigences sont notablement plus élevées que celles de l’apprentissage.
En ce qui concerne les développeurs, ils sont susceptibles de rivaliser certainement avec les autres du monde entier. Nous avons des experts de langages informatiques, qui font preuve de grandes qualités relationnelles, rapidité d’exécution et facilité à s’adapter à de nouveaux langages.

Valérie: Quel est l’état de l’outsourcing offshore en Roumanie?

Adrian Balasko: En 2007, la France était le 4e fournisseur et le 3e client de la Roumanie. Elle est le 3e investisseur étranger du pays. La Chambre Française de Commerce et d’Industrie en Roumanie (CCIFER) a crée un département « appui aux entreprises » et a développé un ensemble de services sur mesure afin d’accompagner les entreprises dans leur stratégie de développement en Roumanie : étude de marché, recherche et mise en relation avec des prospects ou partenaires potentiels. La CCIFER regroupe actuellement plus de 250 sociétés adhérentes, dont 70% sont de petites et moyennes entreprises. En même temps, la CCIFER rassemble les grands noms des investissements français en Roumanie tels que Dacia Renault, Orange, Alcatel, BRD-Groupe Société Générale, Veolia, Michelin, Lafarge, etc.

Le secteur “software et services annexes” a connu en Roumanie une accélération de son développement. Selon une dernière étude de l’Institut Roumain des Techniques de Calcul, le chiffre d’affaire de ce secteur a été de 230 millions USD en l’an 2000 (une croissance de 43% par rapport à 1999), pour une production vendue de 163 millions USD (+48%) et une valeur ajoutée de 79 millions USD (+72%). La part de la valeur ajoutée a été de 34% du chiffre d’affaire.

A ce rythme, pour l’année 2008 on parle de 8 milliards de dollars de chiffre d’affaire dans le secteur roumain des nouvelles technologies.

Le nombre de sociétés qui travaillent dans ce secteur a augmenté de 18%, le nombre des informaticiens/ingénieurs y travaillant passant de 9990 à 13090 en un an (31% de croissance). Source http://www.bwm-mediasoft.com/articol.php?ID=21

Valérie: Existe-t-il une volonté manifeste de la part des autorités politiques de développer la prestation de services à distance dans le pays?

Adrian Balasko: On pourrait parler des priorités gouvernementales du secteur, ainsi que les facilités et les avantages

prévus pour les investisseurs dans ce domaine, qui contribuent au développement de la ”société d’information en Roumanie. En dehors du soutien accordé par le gouvernement à ce secteur, il faut prendre en compte le potentiel du

marché roumain, le bon niveau niveau de l’infrastructure de communication et la disponibilité d’ingénieurs hautement qualifiés du pays. On peut remarquer également l’introduction de l’informatique par les autorités dans les programmes scolaires même dans les institutions d’enseignements non spécialisées. Cela assure les besoins en spécialistes dans ce secteur des hautes technologies. Le marché roumain de l’outsourcing ne rencontre pratiquement aucune difficulté de point de vue législatif. Le gouvernement a sorti un paquet de lois très utiles qui permettent d’assurer la croissance du marché: la réduction de l’impôt sur le profit des sociétés avec une activité fortement dirigée vers l’exportation, l’exonération d’impôt sur le revenu pour les informaticiens/ingénieurs, etc.

Pour en savoir plus sur Adrian BALASKO : www.zit.ro

Valérie Apaloo
Chargée marketing et communication

“J’ai subi des retards de paiement de plusieurs mois”, madaweb.info, Madagascar

Monday 3 March 2008

Madaweb.info est prestataire Progonline certifié. Il est l’un des premiers graphistes spécialisés dans le développement de sites full flash au Madagascar (son site Internet : http://www.madaweb.info). Il a accepté de témoigner sur des incidents de paiement qui surviennent fréquemment dans les relations commerciales offshore. Les noms des donneurs d’ordres visés (dont certains sont également utilisateurs de Progonline) sont bien évidemment confidentiels.

“Je tiens à féliciter la plateforme “Progonline” pour son action dans les relations du développement en télétravail.

Sans vouloir reprendre tous les avantages qu’apporte cette initiative pour les clients ainsi que les prestataires, je voudrais ici mettre en avant celui qui soude le rapport de confiance dans la production offshore : le paiement.

En effet, étant régulièrement 1er sur Google avec certaines expressions clefs telles que « site flash offshore », je suis contacté de par le monde francophone pour des réalisations sous marque blanche. Ce qui ne m’empêche pas non plus d’entreprendre des démarches moi-même.

Et bien dans les 2 cas, j’ai subis des retards de paiements (jusqu’à plusieurs mois).
Même sur des projets locaux, il y a des retards !

Avec progonline, les règles sont redoutablement efficaces :
Dès que le client est satisfait est ferme le projet, le prestataire envoie une facture en bonne est due forme. Puis le paiement est quasi IMMEDIAT !
Je reçois les miens en 4 jours environ.
Et sincèrement, c’est un point que j’apprécie beaucoup ! Tout cela vaut bien une petite commission.

Merci donc à cette plateforme qui m’a complètement convaincu de son efficacité, et à qui je souhaite une longue vie.

MADAWEB.info”

Le Sénégal : une destination privilégiée de l’outsourcing

Tuesday 22 January 2008

Le Sénégal s’impose de plus en plus comme une destination intéressante pour l’outsourcing offshore. Plusieurs prestataires sénégalais, professionnels et compétitifs, travaillent au quotidien sur notre plateforme. Progonline a donc pris l’initiative d’en savoir plus. Grâce à notre partenaire PCCI (voir son profil), SSII sénégalaise et membre prestataire de Progonline, représentée ici par Philippe LEJEUNE, nous vous proposons un aperçu des opportunités de sous-traitance offshore au Sénégal.

Progonline : Pourriez-vous nous en dire deux mots sur le Sénégal ?

Réponse : Le Sénégal est un état de droit, démocratique et d’une stabilité politique sans pareil en Afrique. Le pays connaît une croissance économique régulière depuis 1994. Son premier partenaire commercial est la France, qui lui fournit 25% de ses importations et reçoit 13% de ses exportations.

Progonline : Quel est l’état de l’enseignement supérieur au Sénégal ?

Réponse : Avec 43 000 étudiants à Dakar et 3000 à St Louis, les universités publiques sénégalaises forment des diplomés BAC+3 à BAC +5 suivant les normes françaises. Le réseau des établissements français accueille 5500 élèves .Il faut noter qu’au contraire du Magreb, l’ensemble de l’enseignement supérieur se déroule en français ( langue officielle du pays).

Les jeunes diplômés éprouvent des difficultés à trouver des emplois à la hauteur de leur formation à cause d’un taux de chômage encore important. Les nouvelles sociétés de services sont pour eux une opportunité de premier choix. Grâce à des accords spécifiques, les centres d’appels accueillent les étudiants et leur permettent de financer leurs études. Les SSII importantes offrent des postes tant aux jeunes diplômés qu’aux développeurs expérimentés revenus d’Europe ou des US vers leur pays d’origine.

Progonline : Quel est état de l’infrastructure de communication (connexion internet, téléphone, adsl) ?

Réponse : Le Sénégal s’est développé ces dernières années plus que tout autre pays d’Afrique subsaharienne dans le domaine des télécommunications. Le réseau téléphonique sénégalais est l’un des plus développé d’Afrique.
Depuis 2001, le Sénégal est relié à l’Europe par fibre optique. Le câble sous-marin qui relie le Portugal à l’Afrique du Sud a été connecté au réseau de la Société Nationale des Télécoms du Sénégal (Sonatel). Une quarantaine d’opérateurs privés participent à ce projet, d’un coût global de près de 700 millions d’euros qui devrait plus tard relier l’Asie et l’Océan Indien. Ce réseau sous-marin porte la capacité du système à 120 gigabits/seconde, soit 1,5 millions de communications simultanées. C’est cette infrastructure qu’utilise des centres d’appels comme PCCI pour acheminer leurs communications en France.
La SONATEL, filiale du Groupe France Telecom et de l’Etat du Sénégal, a construit un réseau téléphonique de haute technologie. Ce réseau couvrant l’ensemble du territoire du Sénégal est entièrement numérique et compte plus de 2200 km de fibre optique. Sur le plan international, le Sénégal dispose de liaisons téléphoniques directes, utilisant la transmission par satellite et la transmission par câbles sous-marins.
Le taux de pénétration Internet et de cellulaires est très élevé et les transactions électroniques se vulgarisent. Les cybercafés ont ainsi donné une nouvelle impulsion aux échanges entre le Sénégal et le reste du monde.

Les centres d’appels, les entreprises de téléservices, de télémarketing et de télésaisie se développent rapidement, offrant de nouvelles perspectives au monde des affaires. Ainsi naissent, depuis quelques années, des entreprises de téléservices spécialisées dans :

  • Le télémarketing :
    • PCCI (700 postes de travail)
    • Call-Me (50 postes de travail)
    • AFRICATEL AVS (50 postes de travail)
    • etc. ;
  • La télésaisie :
    • SESI (société initialement installée à Madagascar) avec 70 postes de travail.

Fort de tous ces avantages, et avec la mise en place de l’Agence de Régulation des Télécommunications en décembre 2001, le Sénégal offre de réelles opportunités d’investissements dans les services suivants :

  • Implantation de Centre d’Appels
  • Télésaisie
  • Externalisation de Processus d’Affaires (Business Process Outsourcing)
  • Gestion de Bases de Données
  • E-commerce
  • Développement de logiciels
  • Fabrication et Montage d’ordinateurs
  • Internet sans fil

Deux opérateurs agréés offrent des services de téléphonie cellulaire, dont le marché connait une très forte croissance. Les services d’accès à Internet sont également de très bonne qualité. Il existe une dizaine de fournisseurs d’accès.

Progonline : Quel est l’état de l’outsourcing offshore au Sénégal (filiales de grandes sociétés d’informatique au Sénégal, grands contrats d’outsourcing) ?

Réponse : Les privatisations sénégalaises ont été l’occasion d’investissements importants de la part de sociétés françaises dans des secteurs clés de l’économie tels que l’eau (groupe BOUYGUES) et les télécoms (FRANCE TELECOM), et tout récemment dans la filière coton (DAGRIS) et la filière arachidière (ADVENS). Avec la privatisation de la production d’énergie électrique et l’ouverture totale des télécommunications, de nouvelles opportunités vont se présenter.

L’investissement français n’est pas l’apanage des seuls grands groupes : de nombreux investisseurs individuels de nationalité française sont à l’origine d’implantations nouvelles dans le secteur du tourisme mais aussi dans l’informatique, les téléservices, l’immobilier et le commerce.

Les activités d’ingénierie et de conseil donnent lieu également à de nombreuses implantations françaises sur le territoire sénégalais.
Les entreprises françaises au Sénégal sont des acteurs importants de l’économie du pays. Elles contribuent à près d’un quart des recettes budgétaires du pays.
Les 250 entreprises à participation française au Sénégal, ayant des liens avec une entreprise en France ou créées localement par des investisseurs français. Elles emploient une main-d’œuvre locale à plus de 90%, ce qui représente un total de 15000 emplois permanents (un cinquième des emplois du secteur privé formel),
Trois filiales françaises ont des effectifs supérieurs à 1000 salariés, à savoir la SDV (BOLLORE), la Sonatel (Orange / France TELECOM) et la SDE (SAUR). Par ailleurs, près d’une vingtaine de filiales emploient plus de 200 salariés chacune. Par comparaison PCCI Sénégal emploie 1500 personnes dans ces activités centres d’appels et SSII.
Les banques et compagnies d’assurance filiales de groupes français apportent un concours déterminant à l’économie : BNPPARIBAS, SOCIETE GENERALE, CREDIT LYONNAIS, CBAO (groupe MIMRAN), GRAS SAVOYE, AXA, AGF. Dans le secteur énergétique, TOTAL, qui contrôle la Société africaine de raffinage (SAR), possède de nombreuses stations-services. Dans l’agroalimentaire, les groupes SOBOA, MIMRAN et SOCAS, CIE FRUITIERE, couvrent le secteur des boissons, du sucre, de la farine, des tomates. Dans la distribution automobile, la CFAO et le groupe NECOTRANS sont en position de tête. Dans l’hôtellerie, les enseignes du groupe ACCOR et du CLUB MED sont très présentes. Pour les travaux publics et l’environnement, citons EIFFAGE et VEOLIA WATER ; dans les produits pharmaceutiques, LABOREX, AVENTIS et VALDAFRIQUE. Les groupes BOLLORE et AIR FRANCE assurent une part prépondérante du transport international.

Progonline : Quelle est la politique du gouvernement pour améliorer l’outsourcing et l’exportation de services ?

Réponse : Le secteur des nouvelles technologies a été désigné par le gouvernement sénégalais comme axe de développement prioritaire.
Le statut d’Entreprise franche d’Exportation est accordé aux centres d’appels et SSII issues d’initiatives locales et qui développent des services offshore. Ce statut offre des facilités d’embauches, des incitations fiscales, la capacité à travailler en 24/24 dans le respect de la legislation du travail

Progonline : Pourriez-vous nous en dire deux mots sur la société que vous représentez, PCCI ?

Philippe LEJEUNE : Dans ce contexte des sociétés ont tirées profits de cette main d’œuvre qualifiée et disponible et d’une infrastructure voix/données de qualité.
PCCI est souvent cité comme exemple de réussite ( Capital/M6, France Inter, ….) Il s’agit d’un groupe détenu par des acteurs locaux, créé en 2002. Son site principal est à Dakar (10000m2), il est secondé par un bureau à Paris (PCCI France). Employant maintenant plus de 1400 personnes, PCCI offre ses services de centre d’appels (700 positions) et SSII dans toute l’Afrique Francophones et en France. Les grands opérateurs télécoms français, des SSII, des PME / PMI externalisent chez PCCI une partie de leur services clients, développements ou processus métiers.

Progonline : Merci Philippe pour cette présentation exhaustive des opportunités d’outsourcing au Sénégal !

Pour en savoir plus sur PCCI : http://www.pcci.fr/

Progonline : un taux de concrétisation des projets de 35%

Wednesday 16 January 2008

Cet article s’adresse surtout aux membres prestataires de Progonline.

Prestataires, vous êtes nombreux à critiquer le faible taux de concrétisation des projets. Tout d’abord, il est important de discuter sur des chifres réels. Ce taux de concrétisation a toujours été constant chez Progonline, autour de 1/3, ce qui est plutôt positif : 1 projet publié sur 3 est payé par le donneur d’ordres. De plus, les améliorations dans l’ergonomie de Progonline - coté client - laissent présager une augmentation de ce taux dans les mois à venir.

Par contre, de plus en plus de clients annulent les projets parce que les offres sont superficielles, copiées-collées, sans rien à voir avec les projets, non-pertinentes. Il n’est pas rare d’observer certains prestataires faire la même offre copiée-collée sur tous les projets, ce qui n’a que des effets néfastes : le prestataire fautif n’a AUCUNE CHANCE de gagner des appels d’offres, et se décourage. Le client est déçu, et annule le projet. Pour finir, la plateforme Progonline est discréditée, parce qu’elle hebèrge des prestataires peu professionnels.

Alors, si vous voulez réellement vous donner les moyens de gagner des projets sur Progonline, un conseil : lisez bien les projets, et faites des offres adaptées aux projets pour lesquels vous postulez. Faites sentir au client que vous avez compris son projet, et que vous êtes un professionnel !

Wiki Progonline pour la méthodologie de travail à distance

Monday 14 January 2008

Afin de partager avec toute la communauté Progonline notre savoir faire accumulé depuis la création de notre plateforme Internet, nous mettons en libre service notre méthodologie de travail à distance.

Ce wiki est consacré au travail à distance dans le cadre du développement informatique. L’expérience montre que le travail avec une équipe multilocalisée (ex. un développeur à Madagascar, un en France, et un en Roumanie, travaillant sur des tâches précises pour le même projet) est très économique, mais très difficile à organiser pour être efficace. Cet espace représente la capitalisation de notre experience de plus de 3 ans dans ce domaine, consultable gratuitement. Vous retrouverez probablement vos problèmes et certaines solutions que nous avons expérimenté. N’hésitez pas à le compléter avec vos remarques !

http://wiki.progonline.com

Les pratiques du travail à distance et les attitudes des professionnels de l’informatique face à ce phenomène

Saturday 15 December 2007

Cadre de l’étude

Pour mieux comprendre notre métier, nous avons enquêté sur les pratiques du travail à distance, sur un échantillon de plus de 50 professionnels de l’informatique (freelance, web agencies, SSII et éditeurs logiels). L’entretien a été conduit de manière non-directive, selon une logique exploratoire, de manière à permettre aux personnes intérrogées de s’exprimer librement sur les nombreux aspects en relation avec le travail à distance. Cette étude, dont le cadre a été volontairement très large, a donc permis de mettre qualitativement en évidence un certain nombre de tendances, problématiques, et réalités, dont nous vous faisons part ci-dessous. Ces dernières seront très probablement explorées par la suite en détail, à travers des études ciblées quantitatives.

Le travail à distance, soit on le pratique, soit on pense à le faire, mais tout le monde s’y intéresse…

Force est de constater que si tout le monde ne pratique pas le travail à distance dans son activité professionnelle, presque toutes les personnes intérrogées s’y intéressent. La quasi-totalité des freelance intérrogés pratiquent intégralement ou partiellement le télétravail, qu’ils apprécient. Les éditeurs logiels le pratiqent également beaucoup, surtout dans sa dimension internationale, qui sera évoquée plus loin dans cette étude. Les SSII sont plus réticentes au télétravail, car leur cœur de métier est souvent de placer des compétences en régie dans les locaux du client, ce qui est incompatible avec le travail à distance. Malgré tout, certaines SSII commencent à proposer à leurs clients des développeurs en télétravail.

…on ne sait en général pas trop comment s’organiser pour travailler à distance efficacement…

En général, les professionnels de l’informatique utilisent les outils standard de communication à distance (téléphone, email), mais se rendent compte que pour travailler efficacement à distance, un formalisme particulier est nécessaire. Pour l’instant, ils ne maîtrisent pas ce formalisme, qui reste à construire.

Les personnes interrogées utilisent généralement des techniques originales, efficaces, mais aucune méthodologie globale n’a été mise au point :

  • utilisation de 2 écrans, l’un pour le travail, et le 2ème pour la communication (Skype, Yahoo Messenger, WebCam, email, etc…).
  • utilisation du co-browsing (avec WebEx, le plus souvent)
  • techniques et méthodologies particulières de communication par email (mettre des bons titres, s’imposer des délais de réactivité, de relance client, etc…)
  • techniques de développement du code source (on n’a pas le droit de rester plus d’une demie-heure sur un problème sur lequel on bloque sans en parler à un partenaire distant)

Le travail à distance correspond à une réorganisation profonde du modèle de gestion des ressources humaines, qui migre d’un management par contrôle de présence, vers un management par objectifs. Le télétravailleur n’a plus d’obligation de moyens, il a une obligation de résultat. Cela se traduit par un système de rémunération au projet (réalisation d’un cahier de charges, à une date précise, le prestataire est maître de son auto-organisation). Le travail en régie n’est pas encore fiable à distance.

…le travail à distance, dans une conjoncture de mondialisation, offre des opportunités intéressantes …

Les professionnels de l’informatique français ont compris l’avantage dont ils disposent face à la concurrence internationale : la proximité géographique et culturelle auprès du client final. La mondialisation est généralement considérée comme une opportunité pour un grand nombre des personnes intérrogées, ou au moins non-nocive.

Ils sont à la recherche de solutions pour externaliser, éventuellement en offshore, mais le problème de la sélection des prestataires s’oppose à un développement trop rapide de cet aspect. Les réticences sont encore fortes, et à juste titre, car de nombreux professionnels ont expérimenté ou entendu parler des confrères d’expériences peu réussies dans le domaine.

…mais entre partenaires distants, la confiance se crée difficilement…

Nous sommes dans une culture latine, où le contact personnel est essentiel. La décision de travailler avec un collaborateur se fait sur un ressenti, et non sur des critères objectifs comme dans le modèle anglo-saxon (indicateurs de performance, évaluations, etc…). De nombreuses personnes intérrogées confirment qu’ils rencontrent au moins une ou deux fois par projet leurs partenaires distants (clients et sous-traitants).

…le travail à distance isole le prestataire, mais lui confère une grande autonomie, qui est très appréciée…

Le travail à distance se déroule très souvent au domicile du prestataire. En général, les télétravailleurs apprécient le sentiment d’autonomie et de liberté, ils se concentrent mieux. Cependant, le lien social se perd en travaillant de chez soi. Pour cette raison, certains télétravailleurs entretiennent ce contact, professionnel et privé, en sortant régulièrement, ou en participant à des communautés de professionnels sur Internet ou dans la vie réelle. Pour un travailleur à domicile, il reste donc essentiel garder un certain niveau d’intégration dans son milieu, et de développer un réseau relationnel, autant pour son équilibre personnel que professionnel.

Remerciements

Progonline souhaite remercier tous les professionnels qui ont accepté de répondre à nos questions, et passer des fois plus de 30 minutes en conversation téléphonique pour nous aider à mieux comprendre la réalité du travail à distance, ses enjeux et ses obstacles. En voici une liste non exhaustive :

Julie GUITTON, freelance

Diplômée de l’Ecole Nationale d’Arts de Cergy. Graphiste web indépendante. Conçoit et réalise des sites web, interfaces graphiques, mini sites événementiels et solutions de communication web.

Stéphane POIRIER, société Nexeto, 40 salariés

Développement d’application web orientée e-business et webmarketing (B TO B et B TO C) en liaison avec les principaux outils de gestion standards du marché (EBP, API, SAGE,…) ou les ERP (NAVISION, DIVALTO,DIAPASON,…).

Tijuan, freelance

Webdesigner freelance et développeur d’application online et offline, je vous accompagne dans la réalisation de vos projets web ou projets d’applications offline (RIA), dans la référencement éventuel de vos projets et dans la sécurisation de vos applications.

Stéphane OLAÏZOLA, directeur associé de Com Together

Solutions innovantes de gestion de site web à ‘attention des marketeurs. Web-Pilot, est une solution ASP de gestion des ites web. Avec plus de 80 sites réalisés en deux ans Web-Pilot intègre maintenant un ensemble complet de fonctionnalités pour mettre en place toute sorte d’opérations sur le web : e-commerce, media, corporate, extranet, marketing, web 2.0.

Laurent BOURIGAULT, freelance

La B&C réalise tous vos travaux multimédia : création et conception de site internet, webdesign, développement PHP, animation flash, conception et réalisation de travaux PAO.

Vincent CASSE, directeur d’ACSAI

Créée en 2003 à Mérignac, près de Bordeaux, l’Agence Web. ACSAI est un acteur global de la conception et de la réalisation de tous vos projets d’applications Web. Nos principales prestations s’articulent autour de la création de votre site Internet, la conception de votre site Intranet/Extranet et l’intégration de votre solution CRM SugarCRM.

Thomas FOURDIN, freelance

Missions de conseil (qualité Web, accessibilité, référencement et noms de domaines) et de missions de réalisation (gestion de projet, développement et intégration), pour des grands comptes (Renault, 20 minutes) et des petites et moyennes entreprises.

Damien GOUBEAU, freelance

Damien Goubeau Développement existe de puis septembre 2004. Développeur freelance spécialisé dans le web, je vend et produit entre autres : sites web dynamiques ou statiques, développement sur mesure en PHP MySQL, Flash ou javascript. Depuis un an, je me suis spécialisé dans l’utilisation des standards recommandés par le W3C et dans l’accessibilité web. J’édite également une solution de gestion de contenu : Awoka destiné aux besoins simples et rapides de sites à contenus administrables.

Yann CLAEYSSEN, directeur général d’ETO, 260 employés

ETO est un groupe de marketing services composé de 260 collaborateurs. Spécialisé dans la mise en place de plateformes relationnelles depuis près de 20 ans, nous aidons les marques à mieux connaître et à dialoguer avec leurs clients. Principaux clients : Orange, LVHM, Leroy Merlin, Henkel, Conforama.

Referencement boutique e-commerceCharles GROSS, Directeur DBI-Interactive

Agence de communication et marketing online spécialisée dans le e-commerce. Nous réalisons des boutiques en ligne, optimisons leur approche Marketing, augmentons votre Visibilité avec le Référencement, et améliorons votre taux de transformation. Nous sommes là pour développer votre chiffre d’affaire via Internet.

Yann DAVID, gérant de la société Kercia

KERCIA Solutions est une SSII spécialisée dans la réalisation d’applications orientées nouvelles technologies et Internet (sites web, gestion de contenus, e-commerce, solutions métiers en mode Web, …) et l’intégration de produits. Selon la nature des projets, KERCIA Solutions répond sur la base de technologies Open Source ou sur la base des technologies propriétaires comme .NET, Webdev ou Oracle.

Guy MONGIN, freelance

Webmaster-Webdesigner freelance. Développement, Ergonomie & Design graphique. Sites internet dynamiques (vitrines ou marchands), intranet et bornes interactives.

Antoine KRAFFT, responsable Infini Conception

Infini Conception s’occupe de toute la communication de votre entreprise (Sites internet, Logos, Cartes de visite, Papiers à lettre, Affiches …) . Vous venez d’ouvrir votre entreprise et vous désirez une communication complète ou vous souhaitez relancer la communication avec un rafraîchissement de votre identité visuelle ou de votre site Internet.

Richard Motais, freelance

Création sites Internet en XHTML et CSS2, Flash, Flash dynamique, mais aussi création d’affiches, cartes de visite, logos, etc…

Christophe Mallet, fondateur de la société JUST4iD

JUST4iD est la pour vous aider à mieux développer vos idées sur le web grâce à tous les outils/moyens de communication online actuels : sites, blogs, ecommerce, buzz, e-mailings, référencement naturel ou sponsorisé… Webagency à la pointe, JUST4iD veille pour vous proposer toutes les dernières tendances !

Poirier Alban, fondateur de la Fabrik Numérique

La fabrik numérique est spécialisée dans la conception de sites modernes, développés sur mesure ou basés sur des CMS ‘open source’. Les sites internet développés sont conformes aux normes W3C, le design et l’intégration sont réalisés en xhtml /css. Nous assurons également : le référencement naturel, l’optimisation ou la refonte des anciens sites et le webdesign.

Client de la semaine : Patrick Périssé (France)

Friday 16 November 2007

Cette semaine nous faisons connaissance avec Patrick Périssé, alias ‘notebleue’ (voir sa fiche) client de la semaine chez Progonline. Il a confié plus de 15 projets à des prestataires par l’intermédiaire de Progonline, ayant eu l’occasion de travailler avec des prestataires francophones de nombreuses nationalités. Nous l’avons interviewé sur son expérience professionnelle, ainsi que sur son avis de l’outsourcing offshore et du développement du travail à distance.

Progonline : Pourriez-vous présenter votre activité, et celle de votre société ?

Patrick Périssé : Je suis le directeur de Note Bleue. J’ai également été président 2001/2002 de la Fédération Multimédia Sud-Ouest

La société NOTE BLEUE a été créée en 1993. Elle est issue de la communication et de l’audiovisuel, et résolument tournée vers les NTIC depuis 1996, NOTE BLEUE s’est forgé une expertise et une réputation dans la conception et la mise en ligne de solutions en ligne destinées aux entreprises, grands comptes ou institutions, du site corporate au e-commerce.

NOTE BLEUE réalise également des missions de conseil, d’audit et d’accompagnement pour le compte d’un certain nombre d’institutions et Collectivités Locales en Île de France, en Midi Pyrénées et dans d’autres régions, INRA, CNRS, Institut de Physique du Globe, CNES, Mairies, École Supérieure de Commerce, CCI, pour ne citer que quelque uns …

2005 : NOTE BLEUE déploie son département E-Marketing en créant la marque ZEMAIL et en développant en R&D une plateforme de routage d’emailing. A ce jour ZEMAIL c’est : une capacité d’envoi de 12 millions de mails par jour / une plateforme de routage de 24 serveurs / un annuaire des entreprises françaises de plus d’un million de fiches détaillées, loué aux annonceurs selon de multiples critères d’extraction.

2007 : NOTE BLEUE aujourd’hui c’est 5 personnes en interne + une dizaine de collaborateurs externalisés, une progression du CA de 230% sur 3 ans et une croissance externe par prise de participations dans d’autres structures multimédias.

Progonline : Que pensez-vous de Progonline ?

Patrick Périssé : Franchement , notre première impression nous incitait à la prudence (je vous parle d’il y a plus d’un an) : un site communautaire de plus, quelle pouvait être sa valeur ajoutée, et donc sa durée de vie ?

Et bien, avec le recul de plus de 15 chantiers menés à bien via PEL, je peux témoigner que se site a su s’étoffer, séduire de plus en plus de prestataires dans des domaines de compétences de plus en plus spécifiques, conquérir de nouveaux clients, et affiner un modèle économique qui atteint à présent sa phase de maturité.

Que conseiller à PEL ?

  • sur le fond, s’ouvrir à l’univers anglo-saxon encore très mal représenté par mi les prestataires. S’il est bien sûr très agréable de pouvoir traiter avec un exécutant de langue française, je suis persuadé que l’essor de PEL ne passera que par des utilisateurs (donneurs d’ordres et prestataires) plus diversifiés et donc forcément communiquant dans la langue de Shakespeare
  • sur la forme, (je vais sûrement me faire fusiller par Gabriel CIAN, le fondateur de PEL) évoluer rapidement vers un design plus moderne et plus en phase avec la thématique de portail de “place de marché”, une ergonomie plus fonctionnelle et rationnelle, un tableau de bord digne d’un “groupware”, etc … mais soyons indulgent, ni Paris ni PEL ne se sont faits en un jour !

Progonline : Que pensez-vous du travail à distance ?

Patrick Périssé : J’évacuerai tout de suite la discussion polémique sur l’emploi de techniciens français ou offshore. La question ne se pose pas en ces termes. NOTE BLEUE salarie des chefs de projets français, et emploie sur ses chantiers aussi bien des collaborateurs français que offshore, tout dépend des compétences, des disponibilités … et en 3e facteur seulement du prix.

Il faut bien prendre en compte que le tarif ne fait pas tout : travailler à distance avec un développeur de Madagascar ou de Roumanie est risqué si le chantier n’est pas très bien cadré, supervisé, et de plus exécuté par un technicien avec qui on a l’habitude de travailler. Dans le cas contraire, on peut très vite perdre beaucoup de temps … et d’argent.

Je ne nierai pas que le contexte commercial des prestations multimédia en France est très concurrentiel, que les donneurs d’ordre sont souvent de doux rêveurs qui n’ont pas de problème pour investir 30 000 euros dans une voiture, mais qui hésitent à dépenser 5000 euros pour leur site e-commerce !

C’est donc dans l’éducation des décideurs et donneurs d’ordre, et le respect de la valeur des prestations, que doit se poursuivre un effort conjugué de pédagogie de la part des acteurs des TIC … et non dans une stérile querelle sur la sous-traitance discount offshore.

Progonline : vous êtes un professionnel de l’informatique. Que pensez-vous de la concurrence internationale dans votre secteur d’activité ?

Patrick Périssé : Il faut être à la fois serein et lucide concernant l’évolution de notre marché. Objectivement les besoins en prestations multimédia ne peuvent que croître dans les années à venir, avec, dans le secteur B2C le e-commerce qui devient progressivement et inéluctablement un choix non négligeable dans l’acte de consommation des ménages. Dans le B2B on ne parle que de “dématérialisation” des procédures, des informations, des relations, … tout devient interactivité, automatisme et virtuel.

Ceci dit, ne surnageront et ne survivront dans la grande mare du multimédia, que les structures qui auront su patiemment, au fil des ans, apporter la preuve de leur compétence, de leur expertise, de leur sérieux, et de leur aptitude à traiter un client multimédia avec autant de considération et de suivi, qu’un ébéniste confiant à son client son dernier chef-d’oeuvre en bois de merisier … La profession doit balayer devant sa porte !

Progonline : Merci beaucoup pour cet entretien, et ce regard (critique mais constructif) sur notre plateforme Internet ! Pour ceux qui veulent en savoir plus : http://www.notebleue.com

Prestataires offshore et prestataires français : comment positionner vos tarifs ?

Saturday 10 November 2007

J’observe avec la plus grande attention et depuis longtemps les tarifs proposés par les divers prestataires sur les projets publiés sur Progonline. Un statistique rapide montre que dans approximativement 50% des cas, ces tarifs ne sont pas pertinenents, soit parce qu’ils sont trop bas, soit parce qu’ils sont trop élevés. Prestataires, voici quelques idées qui devraient vous guider vers une meilleure évaluation de votre offre. Cet article est également valable pour les clients, qui pourront mieux piloter leur processus de séléction d’un prestataire.

Prestataires, comment fixer le tarif pour un projet ?

Progonline est une plateforme qui facilite la réalisation de projets au forfait. Pour chaque projet, ce qui compte est le résultat final livré à la date finale, et non le nombre d’heures que le prestataire a passé pour le faire réaliser. Cela ne veut cependant pas dire que le prix des projets “sort du chapeau”. Cela ne veut pas dire non plus qu’il suffit de reproduire le tarif des autres prestataires pour faire une offre gagnante.

Voici UNE possibilité, pour fixer vos tarifs : posez des questions au client jusqu’à ce que le travail à réaliser est suffisamment précis et détaillé. Grâce à votre expérience, établissez le nombre d’heures approximatif que vous allez mettre pour réaliser le projet. Multipliez ce nombre par votre taux horaire, et vous arrivez au projet en cours. C’est la modalité la plus fiable. Les prestataires qui ont de l’expérience devraient uniquement travailler comme cela : avoir un tarif horaire élevé, mais travailler efficacement, ce qui fait un tarif global intéressant pour le client.

Voici UNE autre possibilité pour fixer vos tarifs (si vous avez moins d’expérience, et pour des prestations standard) : renseignez-vous sur des acteurs économiques fiables et connus qui font le même genre de prestation, et voyez le tarif. Par exemple, allez voir le prix d’une charte graphique sur templatemonster.com, et vous verrez le prix approximatif d’une telle prestation. Allez sur wilogo.com, et vous verrez les tarifs pour un logo. etc…Prenez leur tarif comme base, et augmentez-le ou diminuez-le en fonction des demandes du client/votre réputation sur Progonline/votre expérience, etc… Pour avoir de telles références de prix, prenez des exemples d’acteurs économiques solides, qui savent ce qu’ils font et qui gagnent de l’argent sur leurs prestations, et non des prestataires qui, comme vous, n’ont pas d’idée des prix à proposer.

Et le positionnement des prestataires français et offshore les uns par rapport aux autres ?

Ce paragraphe fait l’objet d’une refléxion marketing/stratégique, et non technique. Il est néanmoins essentiel de comprendre la distinction présentée, car elle explique le comportement d’un donneur d’ordres face à la sélection d’un prestataire sur Progonline.

L’idée, qui peut frapper à premier abord, est la suivante : à compétences et réputations égales, les prestataires offshore DOIVENT être moins chers que les prestataires français, d’au moins 30% - 40%.

Prestataires français : n’oubliez pas que vous pouvez appliquer un surplus tarifaire parce que vous assurez une proximité géographique et culturelle avec le client, qui lui facilitera le travail, qui lui permettra de communiquer plus vite son besoin. Ceci constitue un argument de vente important pour vous, que vous devez mettre en valeur. C’est un réel avantage au cours du déroulement du projet.

Prestataires offshore : n’oubliez pas que lorsque le client français fait appel à vous, il mettre plus de temps à vous expliquer son projet, il ne pourra probablement pas vous appeller, il devra vous faire des cahiers de charges plus précis/détaillés. Il est normal que ces difficultés soient compensées par une économie d’argent plus importante de sa part.

Dans ces conditions, et à compétences égales, inutile pour les prestataires offshore de proposer des tarifs aussi élevés que ceux des prestataires français. Il ne s’agit pas d’exploitation ni d’injustice, mais tout simplement de la facilité du client à travailler avec vous.

Recommandations aux clients, pour la sélection d’un prestataire

Les tarifs trop faibles, à moins que le prestataire puisse faire preuve de références solides dans le domaine, sont à écarter, pour éviter de vous retrouver avec des prestataires peu professionnels.

A tarifs, réputation et compétences égales, préférez le prestataire français, si possible près de votre lieu de résidence.

Pour résumer, voici les recommandations :

  • prestataires offshore et français, faites attention à vos tarifs, et ne proposez pas des tarifs “juste parce que les autres l’ont fait”
  • prestataires offshore, soyez 30% moins chers que vos homologues français
  • clients, ayez conscience qu’à compétences égales, un prestataire français communiquera avec vous plus facilement qu’un prestataire offshore (même parfaitement francophone - marocain, malgache, tunisien, etc…).

Critique de Progonline : droit de réponse

Thursday 4 October 2007

Il y a quelques jours, je suis tombé sur un commentaire fort intéressant à propos de Progonline, sur un forum de discussion (je ne donne pas d’URL, mais vous le trouverez facilement sur Internet). Je vous l’expose, textuellement, ci-dessous.

“puisque c’est un avis objectif et argumenté qui est demandé, en voici un :

les plateformes d’appels d’offre comme progonline sont surtout fréquentées par :

- d’un côté, des graphistes/devs débutants et/ou sans expérience et/ou sans travail qui cherchent désespérement à grapiller quelques centimes et quelques premières références en cassant les prix pour se vendre coûte-que-coûte au premier client qu’ils pourront accrocher
- de l’autre côté des clients sans budget, dirigeants de TPE/PME, voire particuliers, qui cherchent avant tout à obtenir le moins cher possible un service qu’ils ne sont pas en mesure d’évaluer sur d’autes critères que celui du prix, et qui choisiront donc systématiquement le mieux-disant avant d’essayer après coup d’en faire rentrer le plus possible dans le devis de départ (c’est de l’ultra-vécu ça hein, un grand classique).

d’un côté comme de l’autre, on est donc dans le fond du panier au niveau de la qualité, des prix, de l’intérêt, des perspectives.
une sorte de “sous-marché” que j’encourage tout le monde à éviter et, le cas échéant, à quitter au plus vite.

si vous êtes client : même à budget limité, il est toujours beaucoup plus efficace d’essayer de chercher par soi-même quelques prestataires au book honnête pour leur expliquer son contexte et leur demander ce qu’on peut avoir pour ce prix, quite à adapter le travail pour obtenir le meilleur rapport, plutôt que de balancer un brief vite fait dans le vent et un peu d’argent de poche en espérant que par miracle on arrivera à avoir un produit de qualité.
recruter, même un freelance, c’est un peu de travail (c’est votre travail), ça ne se fait pas par-dessus la jambe en remplissant un formulaire sur un portail à la con. sinon on a des résultats en conséquence, y’a pas de miracles.

si vous êtes graphistes/dev : il est beaucoup plus efficace et bénéfique à moyen terme de ne pas perdre de temps sur ce genre de voies de garage, et de travailler plutôt à se fabriquer la vraie clientèle qui nous manque par des méthodes éprouvées : affûter ses compétences (veille, auto-formation), diversifier sa prospection (clients directs mais aussi agences), améliorer ses produits de communication (bon site, plaquettes, référecement)… en règle générale, réfléchir à pourquoi on manque de clientèle et comment y remédier; les services comme progonline ne faisant défintivement pas partie des solutions.
si on a un semblant de savoir-faire et qu’on arrive à le faire savoir, ça finit généralement par porter ses fruits.

voilà donc ce que je pense, après 6-7 ans dans le métier, de Progonline et des services de même type : des plateformes de seconde zone où des clients pingres côtoient des prestataires au rabais, dans un joyeux festival de contrats foireux, de budgets ridicules, de briefs incomplets, de relations tendues, de complications interminables et de résultats navrants, dont tout le monde sort finalement perdant.”


Cher monsieur/madame,

Vous vous êtes manifestement peu ou pas renseigné sur le service offert par Progonline pour faire de telles affirmations.

Les prestataires/fournisseurs de services du réseau Progonline

Les prestataires qui gagnent des appels d’offres sur Progonline ont des compétences pointues dans leur domaine. Pour s’en convaincre, regardez les prestataires suivants, que je félicite pour la qualité du service qu’ils délivrent à travers notre plateforme :

Est-ce qu’ils ont l’air de débutants sans travail ? Je ne pense pas.

Non seulement leur présentation montre une réelle expertise dans leur domaine, mais en plus ils disposent d’une excellente réputation.

Par ailleurs, il est vrai que d’autres prestataires sont moins expérimentés, mais le système d’appels d’offre donne le choix au client entre 2 extrêmes que voici :

  • des prestataires expérimentés, avec une bonne réputation, et donc plus chers
  • des prestataires moins expérimentés, sans réputation, à des prix plus compétitifs

Il appartient en effet au client de chosir la qualité de la prestation et le risque en fonction de son budget.

Peut-être derrière tous ces soit disant “arguments” que vous avancez se cache une peur de la concurrence ?

Les clients/donneurs d’ordre du réseau Progonline

Oui, en général, nos clients ont des impératifs économiques plutôt forts, et des budgets serrés, vous avez raison. C’est donc avec plaisir que nous leur proposons un service qui leur permette malgré leurs contraintes de disposer d’un service de qualité.

Il faut imaginer que ce sont soit des gens qui ne pourraient jamais être servis par des prestataires talentueux (et surtout très honnéreux) comme vous, qui leur raccrochiez probablement le téléphone au nez puisqu’ils n’ont pas les moyens de vous entretenir, soit des sociétés qui s’adaptent à la mondialisation, en vendant et en achetant des services à l’international.

Le travail sur Internet

Il est effectivement difficile de travailler à distance, et les sources de malentendus sont nombreuses. Il est étonnant que vous ayez 6 ans d’expérience sur des plateformes comme la nôtre, car nous sommes les premiers à avoir proposé un tel type de service entièrement dématérialisé sur Internet en France, et nous avons démarré à peine début 2005. Peut-être la mémoire vous joue-t-elle des tours. Peut-être aussi que vous faites des amalgames rocambolesques, puisque Progonline n’est pas une simple plateforme de mise en relation, le service proposé allant bien au delà de cette limite.

Néanmoins, si vous avez des clients par ailleurs, et qu’ils sont contents de vos services, je vous souhaite bonne chance avec eux, mais surtout gardez-les loin de Progonline, où ils verront les références de prestataires tout aussi talentueux et expérimentés que vous (peut-être plus?).
L’arbre qui cache la forêt


Cher Monsieur/Madame, derrière votre commentaire sur Progonline se cache une autre contestation.Vous dites pour résumer : “Progonline n’est pas à recommander car les prestataires sont débutants et les clients n’ont pas d’argent”. En fait, ce qu’il faut comprendre entre les lignes, c’est : “Progonline n’est pas à recommander car vous êtes mis en concurrence et que je n’aime pas la concurrence”.

Votre avis montre non seulement une résistance regrettable face à des évolutions majeures de notre société (mondialisation, Internet), mais également des attitudes impolies envers vos pairs - les prestataires du monde entier. Avant de donner un avis soit disant “argumenté”, vous feriez mieux de vous documenter et de savoir un minimum de ce dont vous parlez.

Enfin, si la curiosité vous pousse jusqu’à vérifier la véracité de ce qui a été dit ici, je vous invite cordialement à vous inscrire chez Progonline, et réaliser un projet, autant en tant que prestataire que client.

Prestataires français : faire face à la concurrence internationale

Tuesday 19 June 2007

mappemondeSi vous vivez en France et que vous vous êtes inscrit sur Progonline en tant que prestataire, vous vous êtes peut-être trompé : vous devriez changer votre profil en “client” (ou donneur d’ordres).

Derrière la phrase peut-être un peu provocatrice du début de l’article se cache peut-être une vérité : certaines parties des services informatiques se feront de plus en plus “en offshore”, et miser sur la continuation en France de ces dernières peut être dangereux pour l’avenir de votre business.

J’ai récemment lu et relu le rapport du Syntec informatique concernant le développement de l’outsourcing offshore en France dans les années à venir. Je vous recommande de le lire également, il est très instructif et très informatif sur l’évolution des services informatiques en France : www.syntec-informatique.fr/import/ThemaTIC4offshore.pdf

Font partie des activités susceptibles de migrer vers des pays où la main d’oeuvre est plus compétitive les domaines suivants :

  • les activités à faible valeur ajoutée, standardisables et facilement vérifiables
  • les activités à forte valeur ajoutée, où la proximité géoraphique n’est pas requise.

N’oubliez cependant pas qu’un client final qui n’est pas du métier sera incapable de rédiger un cahier de charges, ou de diriger un développeur offshore, il y a là un réel besoin de conseil, accompagnement, assistance et maîtrise d’ouvrage.
Il ne faut également garder à l’esprit que l’outsourcing des services informatiques est structurellement limité (à 15%, selon le Syntec Informatique), et qu’il suffit de se positionner sur des secteurs peu ou pas menacés par la concurrence internationale.

Bien organisé et bien appréhendé, l’offshore représente non pas un risque pour les services informatiques, mais bel et bien une opportunité. Si les grandes multinationales l’utilisent depuis longtemps, et que plus personne ne s’en étonne, le moment est venu maintenant pour que l’offshore s’ouvre enfin aux TPE/PME.

Comment est-ce possible ? Suivez le guide !

La solution

Vous êtes développeur freelance en France, et souhaitez bénéficier de la “vague offshore”. La méthode de travail présentée vous permet une fléxibilité sur l’envergure des projets, ainsi que sur leur nature, sans précédent. Elle vous permet également de faire des marges beaucoup plus importantes.

  • Trouvez vos clients, et définissez avec eux leur besoin.
  • Formalisez un cahier de charges, faites le choix d’une solution technique (langage de programmation, serveurs, etc…).
  • Réalisez vous-même les développements les plus sensibles ou critiques. Externalisez tout le reste vers des prestataires offshore.
  • En somme, vous allez jouer le rôle d’un chef de projet : assurer la relation client et la gestion du projet (sourcing des prestataires, respect des délais, conformité du développement par rapport au cahier de charges)

Cela vous paraît trop simple ?

En fait, cela n’est pas aussi simple que cela : entre la rédaction du cahier de charges, le découpage du projet afin de le faire réaliser par des prestataires offshore, la séléction des prestataires  (compromis entre qualité, délais et prix), certains prestataires qui lâchent au bout d’un certain temps, le client qui change de spécifications en cours de projet, il y a de quoi faire.

Cependant, sachez que :

  •  quelque soit votre secteur d’activité (webagency, développement, référencement, design, agence de pub, etc…), certains de vos concurrents sont déjà en train de profiter de cette opportunité. Pourquoi pas vous ?
  • la gestion de projets “offshore” s’apprend comme tout autre métier, et que  plus vous vous y mettez tôt, plus vous serez performants à terme.
  • nos amis les anglo-saxons font une utilisation extensive de ce genre de méthode, non seulement au niveau de leurs multinationales, mais également pour leurs TPE/PME. Le modèle est donc validé depuis longtemps aux USA, qui prouve bien qu’on peut obtenir un développement informatique performant et dans les temps à moindre coût en faisant appel à l’offshore.