Archive pour la catégorie 'Analyses'

Point de méthode : rédiger un cahier de charges pour une charte graphique

Saturday 25 August 2007

Voilà comment il faut définir un cahier de charges pour une charte graphique de site Internet, pour avoir le maximum de chances de succès. Il faut se poser plusieurs questions et définir son besoin de la manière suivante :

  • HTML pur, HTML/Flash mixte, ou Flash pur ?
  • à qui s’adresse le site ?
  • quelles couleurs/nuances faut-il appliquer ?
  • présentez plusieurs sites internet existants, ou templates qui ressemblent plus ou moins, ou “sont dans le genre” de ce que vous cherchez (par exemple, sur templatemonster.com, il y a des dizaines de milliers de templates, certains ressemblent à ce que vous cherchez). Présentez éventuellement plusieurs templates, dont chaqun a une partie qui ressemble à ce que vous cherchez (ex, la bannière d’en haut semblable à celle du template 1, les nuances semblables à celles du template 2, et les photos dans le même style que celles du template 3, etc.).
  • si vous avez une idée plus ou moins précise de ce que vous voulez, faites un croquis de ce que vous cherchez sur papier, scannez-le et fournissez-le

Avec ces éléments fournis, client et prestataire peuvent se mettre plus facilement d’accord, et éviter les malentendus liés à la subjectivité (j’aime/j’aime pas), qui interviennent souvent dans le cadre de la réalisation de travaux artistiques.

Point de méthode : Progonline vous livre les secrets de la gestion de projet offshore

Friday 24 August 2007

Progonline vous livre les secrets de la gestion de projet offshore

Cet article représente le premier d’une longue liste de points de méthodologie que Progonline publiera sur ce blog.

Depuis la création de notre société, nous avons suivi de près plus de 300 projets publics réalisés, et un nombre très importants de projets privés. Parallèlement à notre place de marché déjà bien connue, nous avons également participé à la réalisation de projets de grande envergure, représentant plusieurs années-hommes, comme par exemple un progiciel de veille stratégique sur Internet, qui aujourd’hui dessert plus de 200 sociétés, et qui . Ce projet a été intégralement réalisé en offshore, avec une équipe de 5 développeurs roumains pendant plus de 6 mois.

Nous avons donc acquis de solides connaissances en matière de gestion de projet offshore, que nous souhaitons partager avec vous, clients ET prestataires. Nous souhaitons procéder ainsi, car très souvent, les projets avortés ne proviennent pas (que) de mauvaise foi ou manque de compétence, mais surtout à cause d’incompréhensions qui pourraient être évités certaines techniques étaient utilisées.

Ces articles seront mentionnés à chaque fois avec “Point de méthodologie : …”. Nous vous recommandons fortement de les lire, pour une réalisation de projets à distance toujours plus performante, rapide, et de bonne qualité.

Point de méthodologie : comment assurer un suivi de projet performant ?

La méthode itérative et en cascade

La théorie du génie logiciel propose 2 modalités principales de développement informatique : la méthode itérative et la méthode en cascade. La méthode itérative suppose des itérations (cycles de développement, ç’est à dire versions progressives fonctionnelles du projet) courtes et fréquentes. La méthode en cascade suppose au contraire des itérations majeures et rares.

Pour simplifier, on dira que la méthode itérative suppose une application fonctionnelle (de manière limitée immédiatement), donc “on voit” l’application se développer au fur et à mesure, alors que la méthode en cascade suppose un développement de l’application qui sera uniquement visible à la toute fin.

La méthode itérative est un peu plus lente, car elle suppose la réecriture du code source sans cesse, pour y greffer les nouelles fonctionnalités. Par contre, elle a l’avantage de permettre au client une observation continue de l’avancement. La méthode en cascade a l’avantage d’être mieux écrite, plus performante, car tout est pris en compte dès le début. Par contre, l’application n’est présentable qu’à la fin du développement, n’étant pas fonctionnelle avant.

Le travail à distance : appliquer toujours la méthode itérative !

Lors de la réalisation des projets à distance pour de nombreuses raisons, vous devez systématiquement utiliser la méthode itérative :

  • le travail à distance suppose une communication plus pauvre entre client et prestataire. De surcroît, le prestataire n’a probablement pas les même références culturelles et linguistiques que vous (même s’il est francophone). De nombreux de ce fait se créer, dûs tout simplement au fait que le prestataire ne comprend pas la même chose que le client. Une application que le client voit avancer au fur et à mesure réduit les risques de malentendus, car si le prestataire a mal compris une requête, le client le verra tout de suite et le réorientera. A l’opposé, si le client ne peut pas voir l’application, il se rendra compte du malentendu à la fin du projet, quand ce sera trop tard (ou en tout cas quand le coût de la correction sera bien plus grand).
  • le travail à distance suppose très souvent une attitude exploratoire dans les relations entre client et prestataire. Un client qui travaille la première fois avec un prestataire souhaite être rassuré au fur et à mesure du développement, et non pas attendre “dans le noir” le résultat d’une expérience risquée. Ceci sera bénéfique pour le client autant que pour le prestataire, qui sera sur la même longueur d’onde que le client. Si le projet n’avance pas pour des raisons de compétence du prestataire, le client le verra rapidement, durant les premiers jours.
  • les applications informatiques sont toujours plus difficiles et longues à réaliser qu’initialement prévu. Ceci est une réalité statistiquement prouvée (pas à 100%, mais pas loin :) ). Systématiquement, clients et prestataires la sous-estiment. Une obligation de réaliser à des intervalles très courts des fonctionnalités supplémentaires oblige le prestataire à prendre en compte la compléxité du développement, et avoir un indicateur fiable de l’avancement du travail. Trop souvent des prestataires, même très bons, ont l’impression qu’ils vont réaliser tel projet en 3 jours, et s’y mettent pendant le week-end qui precède la date de livraison. Même s’ils mettent toute la bonne volonté du monde, ils seront en retard, et le client sera lésé.

Aspects pratiques : comment travailler avec la méthode itérative ?

Décomposez votre application en de nombreuses petites ou très petites fonctionnalités, de manière à ce que chaque fonctionnalité prenne un jour ou moins de développement. Le prestataire doit alors vous tenir au courant, par écrit, mais également par l’application qu’il a réalisé et qui doit être fonctionnelle, tous les jours ou tous les 2-3 jours, de ce qui a été réalisé durant ce laps de temps. Il ne doit pas seulement vous dire que c’est fait, vous devez pouvoir vous en rendre compte vous même par test de l’application.

Sur un graphique sur lequel vous avez le temps en abscisse et le nombre de fonctionnalités en ordonnée, la courbe représentant les fonctionnalités réalisées en fonction du temps doit être approximativement une droite (et non pas une exponentielle ou une parabole). Vous n’êtes pas obligé d’aller jusqu’à ce niveau de détail, mais vous pouvez faire des petits calculs par vous même (ex. on est arrivé à la moitié du délai prévu, combien de fonctionnalités restent à implémenter) ?

Grâce à un suivi régulier et pratiquement en temps réel du projet, ce dernier aura plus de chances de se solder par un succès.

Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_de_d%C3%A9veloppement

Prestataires français : faire face à la concurrence internationale

Tuesday 19 June 2007

mappemondeSi vous vivez en France et que vous vous êtes inscrit sur Progonline en tant que prestataire, vous vous êtes peut-être trompé : vous devriez changer votre profil en “client” (ou donneur d’ordres).

Derrière la phrase peut-être un peu provocatrice du début de l’article se cache peut-être une vérité : certaines parties des services informatiques se feront de plus en plus “en offshore”, et miser sur la continuation en France de ces dernières peut être dangereux pour l’avenir de votre business.

J’ai récemment lu et relu le rapport du Syntec informatique concernant le développement de l’outsourcing offshore en France dans les années à venir. Je vous recommande de le lire également, il est très instructif et très informatif sur l’évolution des services informatiques en France : www.syntec-informatique.fr/import/ThemaTIC4offshore.pdf

Font partie des activités susceptibles de migrer vers des pays où la main d’oeuvre est plus compétitive les domaines suivants :

  • les activités à faible valeur ajoutée, standardisables et facilement vérifiables
  • les activités à forte valeur ajoutée, où la proximité géoraphique n’est pas requise.

N’oubliez cependant pas qu’un client final qui n’est pas du métier sera incapable de rédiger un cahier de charges, ou de diriger un développeur offshore, il y a là un réel besoin de conseil, accompagnement, assistance et maîtrise d’ouvrage.
Il ne faut également garder à l’esprit que l’outsourcing des services informatiques est structurellement limité (à 15%, selon le Syntec Informatique), et qu’il suffit de se positionner sur des secteurs peu ou pas menacés par la concurrence internationale.

Bien organisé et bien appréhendé, l’offshore représente non pas un risque pour les services informatiques, mais bel et bien une opportunité. Si les grandes multinationales l’utilisent depuis longtemps, et que plus personne ne s’en étonne, le moment est venu maintenant pour que l’offshore s’ouvre enfin aux TPE/PME.

Comment est-ce possible ? Suivez le guide !

La solution

Vous êtes développeur freelance en France, et souhaitez bénéficier de la “vague offshore”. La méthode de travail présentée vous permet une fléxibilité sur l’envergure des projets, ainsi que sur leur nature, sans précédent. Elle vous permet également de faire des marges beaucoup plus importantes.

  • Trouvez vos clients, et définissez avec eux leur besoin.
  • Formalisez un cahier de charges, faites le choix d’une solution technique (langage de programmation, serveurs, etc…).
  • Réalisez vous-même les développements les plus sensibles ou critiques. Externalisez tout le reste vers des prestataires offshore.
  • En somme, vous allez jouer le rôle d’un chef de projet : assurer la relation client et la gestion du projet (sourcing des prestataires, respect des délais, conformité du développement par rapport au cahier de charges)

Cela vous paraît trop simple ?

En fait, cela n’est pas aussi simple que cela : entre la rédaction du cahier de charges, le découpage du projet afin de le faire réaliser par des prestataires offshore, la séléction des prestataires  (compromis entre qualité, délais et prix), certains prestataires qui lâchent au bout d’un certain temps, le client qui change de spécifications en cours de projet, il y a de quoi faire.

Cependant, sachez que :

  •  quelque soit votre secteur d’activité (webagency, développement, référencement, design, agence de pub, etc…), certains de vos concurrents sont déjà en train de profiter de cette opportunité. Pourquoi pas vous ?
  • la gestion de projets “offshore” s’apprend comme tout autre métier, et que  plus vous vous y mettez tôt, plus vous serez performants à terme.
  • nos amis les anglo-saxons font une utilisation extensive de ce genre de méthode, non seulement au niveau de leurs multinationales, mais également pour leurs TPE/PME. Le modèle est donc validé depuis longtemps aux USA, qui prouve bien qu’on peut obtenir un développement informatique performant et dans les temps à moindre coût en faisant appel à l’offshore.